Biographie

Marc FONBAUSTIER est né à Saint-Vallier (Saône et Loire) le 30 juin 1964.

Il est l’aîné d’une famille de cinq enfants.

Il a vécu sa jeunesse à Montceau-les-mines, cité minière de Bourgogne du sud. Une ville moyenne, mais caractérisée par la présence de nombreuses communautés étrangères, polonaise, italienne, portugaise, espagnole notamment: un laboratoire international, en quelque sorte, qui a fait naître son désir d’étranger (« le Grand Autre »). Son père, ingénieur aux Houillères du Bassin du Centre et du Midi, lui a donné l’exemple d’un homme ouvert à toutes les catégories sociales, mais aussi d’un homme de dialogue très apprécié de la communauté de travail. Très engagé, pendant ces années de jeunesse, dans le catholicisme social (ACE, JIC) et  le scoutisme, il a développé une culture du service et du bien commun. Ces différentes expériences auront forgé ses convictions et étayé son engagement au service de l’Etat.

Il entre à l’ENA en 1988, après avoir obtenu le diplôme de l’Institut d’Etudes politiques de Paris et un DESS de gestion des marchés financiers, marchés à terme, marchés de matières premières de l’Université Paris IX Dauphine. Sa brève expérience à la salle de marchés de la Banque Internationale de l’Afrique de l’Ouest (BIAO), en 1987, lui fait rapidement comprendre que la finance n’est pas la voie qu’il souhaite. (« l’argent n’a pas d’idée », disait Sartre).

Après son service militaire, qui l’a conduit notamment à se former à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, comme Elève Officier de Réserve, il entre au Ministère des  Affaires étrangères en 1992.

Il est Conseiller des affaires étrangères hors classe depuis 2010.

Sa carrière diplomatique a emprunté trois grands axes, au gré de ses affectations successives.

1/ C’est un diplomate « européen », qui a d’abord servi au sein de la Direction des affaires juridiques du Ministères des affaires étrangères, à la Sous-Direction du droit international économique et du droit communautaire. Il y fut chargé des questions spatiales, des affaires nucléaires (notamment le Traité Euratom) et des ouvrages transfrontières, en particulier de la Liaison fixe trans-Manche.

Après quoi, il a été détaché trois ans (1996-1999) à la Commission européenne, à la Direction générale pour le commerce, pour y suivre l’Accord sur les marchés publics (AMP) de l’OMC, les services de lancements spatiaux et les marchés de satellites, la mise sur le marché de l’UE des organismes génétiquement modifiés et les semi-conducteurs. Poursuivant ce parcours communautaire, il a servi à la Représentation Permanente de la France auprès de l’Union européenne (1999-2001) comme Conseiller chargé du Parlement européen, notamment pendant la Présidence Française du Conseil de l’an 2000. Son cursus européen a été complété par un séjour à Rome (Quirinal), comme Conseiller politique à l’Ambassade de France auprès de la République d’Italie (2001-2004).

2/ C’est aussi un diplomate « asiatique », rompu aux grands pays émergents. En Inde, il a été Ministre Conseiller à l’Ambassade de France de 2006 à 2009. En Chine, il a été Consul général de France à Hong-Kong et Macao, de 2009 à 2011. Ces deux postes lui auront permis de découvrir à la fois les nouvelles puissances mondiales et les enjeux de la diplomatie globale.

A Hong-Kong, il connait un incident de carrière inédit, à la suite d’un pari audacieux avec une personnalité hong-kongaise. Cet incident de carrière, qui a pu nuire à sa réputation, celle de son corps d’origine et à l’image de la diplomatie française, a donné lieu à son départ prématuré de Hong-Kong et une sanction disciplinaire. Il l’a conduit à une introspection salutaire, sur sa part d’ombre, ses failles, son métier, la fonction de représentation, l’image de soi et l’être profond. Toutes ces réflexions, menées sans orgueil et avec l’aide d’un tiers, l’auront aidé à tirer le meilleur parti d’une erreur de jugement qui au fond, l’aura enrichi.

3/ C’est, enfin, un diplomate polyvalent, marqué par la dimension interministérielle de notre action extérieure. Deux expériences auront particulièrement compté à cet égard.

D’une part, ses fonctions de Chargé de mission auprès du Secrétaire général du Ministère des affaires étrangères, sorte de chef de Cabinet du plus haut fonctionnaire de notre diplomatie, lui ont donné l’occasion, de 2004 à 2006, de prendre une vue exhaustive des rouages du Ministère des affaires étrangères. Elles lui auront aussi permis de percevoir les ressorts et les enjeux interministériels de la diplomatie moderne.

D’autre part, son affectation au Centre de crise et de soutien du Quai d’Orsay, directement rattaché au Ministre, pendant trois ans (2011-2014) l’a amené à travailler étroitement avec le Ministère de la défense, le Ministère de l’intérieur, le Ministère de la santé, les principaux centres de décision de l’Etat (Présidence de la République, Cabinet du Premier Ministre, Cabinets ministériels) et le Secrétariat général à la Défense et la Sécurité nationale (SGDSN). Il a aussi beaucoup communiqué avec les entreprises, notamment les grands groupes du CAC40, pour partager avec eux l’évaluation des risques et les grandes tendances sécuritaires dans le monde. Ce passage au Centre de crise l’aura confronté aux grandes urgences sécuritaires à l’étranger (Mali, RCA, catastrophes naturelles, pandémies, crash aériens, naufrage du Costa Concordia), au processus de décision que commande ces circonstances particulières, à la gestion d’équipes en situation de stress et aux exigences d’une projection interministérielle coordonnée.

Marc FONBAUSTIER est ambassadeur de France auprès de la République togolaise depuis septembre 2014. Il s’agit de sa première affectation en Afrique.

Marc FONBAUSTIER est chevalier dans l’Ordre National du Mérite. Il est père de trois enfants.